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UNE PRISE EN CHARGE PLUS RAPIDE DE L’AVC EN TOUT POINT DU TERRITOIRE GRACE A LA TELE THROMBOLYSE

 
 
L’AVC touche 150 000 personnes en France chaque année, 30 000 en décèdent. C’est la première cause de handicap acquise de l’adulte.
En coordination avec le CHU de Poitiers, le centre hospitalier de Saintonge a ouvert dès 2012 une unité neuro-vasculaire (UNV) comprenant des lits de soins intensifs neuro- vasculaire (USINV).  Aujourd’hui, la filière neuro-vasculaire compte 8 lits d’USINV et 12 lits d’UNV à Saintes et un réseau d’amont et d’aval à Jonzac, Royan et Saint-Jean-d’Angély.
En effet, afin de renforcer la filière et de réduire les délais de prise en charge, les hôpitaux du  groupement hospitalier de territoire, GHT de Saintonge, déploient actuellement un dispositif de télé-thrombolyse.

 

Quelles recommandations pour la thrombolyse ?
La thrombolyse est un traitement d’urgence de l’AVC ischémique, visant à reperfuser le tissu cérébral et donc à  limiter les séquelles neurologiques.
En conformité avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé, la thrombolyse n’était jusque- là administrée qu’au sein des établissements de santé publics disposant d’une UNV. Ce traitement ne peut être prescrit que par un neurologue ou un médecin titulaire du DIU de pathologie neuro –vasculaire. La thrombolyse doit être administrée dans les 4h30 qui suivent les premiers signes cliniques d’AVC.
Sur le territoire de la Saintonge, seul le centre hospitalier de Saintes dispose d’une UNV et de la possibilité de recourir à un neurologue 7j/7, 24h/24.

 

La télémédecine améliore le recours à la thrombolyse et raccourci le délai de prise en charge
Pour améliorer le recours à la thrombolyse et faire bénéficier tous les patients au plus tôt d’un avis spécialisé dans les autres hôpitaux du territoire, un dispositif de téléconsultation par télémédecine est en cours de déploiement avec le soutien financier de l’ARS.
Il permet une consultation en temps réel du médecin neurologue de l’UNV de Saintes ou du CHU de Poitiers. La décision thérapeutique est ainsi prise conjointement avec le médecin urgentiste sur le terrain et le neurologue qui réalise la prescription à distance.
Ce dispositif nécessite une installation technique et des conditions de fonctionnement dans les établissements concernés : un service de médecine d’urgence ouvert 24h/24, une équipe de médecins formés à la thrombolyse et à la télémédecine et un accès direct au plateau d’imagerie IRM et/ou scanner.

 

Comment se déroule une télé-thrombolyse ?
Dès l’arrivée du patient aux urgences, l’équipe paramédicale, formée au dépistage précoce des signes d’AVC, déclenche l’alerte thrombolyse. Sans attendre, l’IRM ou le scanner est demandé. L’équipe des urgences profite de ce temps d’examen pour contacter le neurologue et établir la connexion à distance.
Le patient est installé dans un box des urgences équipé du système de connexion à distance. Le neurologue peut alors visualiser le patient et accompagner l’urgentiste dans son examen clinique.
Il dispose d’un accès direct à l’imagerie réalisée et peut ainsi interpréter les images en temps réel. Il reçoit également la biologie et les éventuels examens complémentaires.
Le système permet donc une prise en charge du patient équivalente à celle qui pourrait être faite en présentielle. L’urgentiste est dans les conditions d’un avis spécialisé in situ.
La décision de thrombolyse est prise à l’issue de cette phase diagnostic. Le neurologue transmet à l’urgentiste sa prescription qui est administrée par l’infirmière des urgences.
En cours ou à la suite de sa thrombolyse, le patient est transféré dans l’UNV la plus proche avec l’accord du neurologue.

 

Un déploiement complet sur le territoire d’ici la fin de l’année
Les 3 services d’urgences des centres hospitaliers de Jonzac, Royan et de St-Jean-d’Angély sont équipés pour débuter la télé-thrombolyse. Les conventions avec Saintes et Poitiers sont en cours de signature.
Les premières prises en charge de patients débuteront en juin aux urgences de St-Jean-d’Angély puis les 2 autres hôpitaux suivront pour couvrir en fin d’année 2019 l’ensemble du territoire.

 

De la prise en charge aigue à la réadaptation
Pour assurer un accompagnement complet de la filière, les centres hospitaliers de Saintonge et de Saint-Jean- d’Angély disposent de services de rééducation fonctionnelle autorisés pour les affections neurologiques (à Saintes en hôpital de jour, à Saint-Jean-d’Angély en hospitalisation complète et hôpital de jour).
Par ailleurs, une équipe mobile de réadaptation, basée au centre hospitalier de Saintonge, intervient sur l’ensemble du territoire. Elle accompagne le retour à domicile ou dans la structure d’origine du patient.

 

Dans un environnement sécurisé, la télémédecine améliorera l’accès à la thrombolyse. L’opportunité de prise en charge en proximité augmentera son recours dans le délai requis.
L’AVC est une course contre la montre : plus la prise en charge est rapide, moins les séquelles sont importantes.